Chercher à l’extérieur ce que je n’arrive pas à me donner moi-même

Le piège est de rechercher à l’extérieur ce que je n’arrive pas à me donner moi-même, car je vais, de ce fait, créer un lien de dépendance avec les autres et leur donner le pouvoir sur ma vie : ce sont eux qui vont décider si je suis quelqu’un de bien, de valeureux.
Il est indispensable de reprendre sa propre télécommande en main plutôt que de la laisser aux autres qui décideront pour nous ce qui est bien ou pas. Ils ne sont pas plus aptes que moi à donner de la valeur aux personnes.
Il y a tout un travail à faire pour muscler son estime de soi, en apprenant à repérer tout ce que je fais de positif et à être vigilant à ne pas accorder d’importance à mes pensées négatives : je ne suis pas mes pensées.
Le prêtre jésuite indien Anthony de Mello disait :
« La souffrance est la différence entre ce qui est et ce que j’aimerais qui soit. »
Plus la différence est grande, plus la souffrance est grande ! Au moment où je m’accueille pleinement tel que je suis, il n’y a plus de place pour la souffrance. Ce qui ne signifie pas que je ne désire plus évoluer, mais pas à partir d’un sentiment de manque (comme « je ne suis pas assez… »).
Le même homme disait aussi :
« Un diamant n’est qu’une pierre jusqu’à ce que l’esprit humain décider de lui donner de la valeur. »
– Christian Junod

